La chambre des mises en accusation de Gand a prononcé un non-lieu au bénéfice de l’ensemble des policiers, estimant qu’un débat au fond n’apporterait pas d’autre éclairage à cette affaire.

Il y avait un renfort de sécurité, ce mardi matin devant la chambre des mises en accusation de Gand, qui devait se prononcer sur l’affaire Lamine Bangoura, du nom d’un citoyen belgo-guinéen décédé le 7 mai 2018 lors de l’expulsion de son logement situé à Roulers (Flandre-Occidentale). Six policiers et deux policières risquaient un renvoi devant le tribunal correctionnel pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et/ou homicide involontaire par défaut de précaution, ainsi que pour non-assistance à personne en danger. Dans un arrêt d’une vingtaine de pages, la chambre des mises en accusation a prononcé un non-lieu au bénéfice de l’ensemble des policiers, estimant donc qu’un débat au fond n’apporterait pas d’autre éclairage à cette affaire. Les policiers venus sécuriser le palais pour le prononcé de cet arrêt n’étaient pas nécessaires : seuls étaient présents la famille brisée et quelques proches.





